W E L C O M E T O G O O F L A N D !!!
Vendredi 19 avril 2006, 22 h 44
Journée en demi-teinte…
Curieuse journée, vraiment, avec trois films moyens-moyens. “ Volver ” le Almodovar nouveau, tout d’abord. Ce n’est pas le Almodovar de trop, tout de même pas, mais il n’apporte rien. Il nous remet une couche d’espagnolades colorées, de son amour des femmes (plusieurs générations, pour le coup). C’est gentillet, pas déplaisant, on ne s’ennuie pas malgré quelques longueurs (deux plombes de métrage, un quart en trop, à la louche). Faut quand même supporter l’insupportable Penelope Cruz (heureusement que la brillantissime Carmen Maura relève sérieusement le niveau).
Plus tard, hors compétition, “ Requiem For Billy The Kid ” ne me fait pas regretter de sauter le déjeuner, tout de même pas, mais manque un peu de contenu, de profondeur. Ce docu-fiction suit donc l’enquête, 123 ans plus tard, de deux shérifs qui tentent de prouver que Billy The Kid n’aurait pas été tué par Pat Garrett. Peckinpah s’en retourne dans sa tombe et ceux qui vivent de la légende grincent des dents. Kris Kristofferson, qui était le Kid dans le Peckinpah justement témoigne (ainsi que le scénariste et des descendants) et est aussi la voix de Billy. Une voix qui répond parfois à celle de la narratrice. Une fantaisie et une recherche de décalage qui loupe un peu le coche, de même que tout ce qui est entre les lignes (l’importance des armes à feu dans les états du sud, comment le temps semble s’y être arrêté, etc.) mériterait d’être davantage souligné. Au final, c’est plaisant, mais peut-être pas assez dense. Je m’en irai cuisiner la réalisatrice, mais aussi les deux shérifs (qui prenaient l’avion pour la première fois, je sens que ça va être gentiment folklo, je les ai croisés vaguement tout à l’heure, de véritables caricatures sur pattes !) demain ou après-demain.
Enfin, “ Red Road ”, grosse déception… Le film se traîne lamentablement pendant une heure et demie (sur deux heures) puis expédie son dénouement, hop, bon débarras. Déséquilibre du scénario ou occasionné par un laxisme exacerbé pendant le montage ? Mystère, boule de gomme et pavé de lieu grillé avec juste un filet d’huile d’olive et fleur de sel (mon plat fétiche cannois !)…
L’aspect positif, ce sont trois interviews passionnantes, dont deux retrouvailles. La première avec Sylvain Chomet, qu’on voit trop peu puisqu’il habite à Edimbourg en Ecosse depuis de nombreuses années, avec Alexander Payne, un de nos chouchous (et sans contestation possible le segment le plus touchant de “ Paris je t’aime ”). Enfin, rencontre à rallonge (une heure trente, dans le cadre de Cannes, c’est un exploit) avec Vincenzo Natali. Nous avons le même âge (born in 69), un pote en commun (Gilliam) et donc immédiatement eu plein de choses à nous raconter. Je le revois avant la fin du festival pour une interview filmée qui sera utilisée pour les bonus DVD de “ Tideland ”. Vous savez tout… ou presque ! Bon, c’est pas tout, mais il est bientôt 23 heures et il fait terriblement soif, I gotta go !…
Pire que le Blob : le Blog !
Goofland est fait de bric et de blog ; et le Goof y déblogue pas mal.
Sans blogue et sans bug !
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