Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 21:41

Voici venu le temps des vacances (enfin, une poignée de jours, guère plus), j’en ai même déjà mis ma machine à coups de gueule en berne. Marre du postillonnage stérile, j’ai décidé pour une fois d’enfiler mon beau costume de pédagogue pur crin. Des questions, des interrogations, voire des flots de billevesées logorrhéiques, on m’en formule tous les jours, souvent de bien cocasses d’ailleurs. Je réponds quand je peux. Je réponds aussi et surtout quand il y a matière à répondre !… Enfin, par-dessus tout ça, je réponds si je veux. Non mais … ! Qui est le King of the Chouquettes ?… Pédagogue, oui, mais c’est que j’ai mon ego, moi, hein.

Et puis, de temps à autre, quelque part le long du revêtement superficiel de matière grise de mes hémisphères cérébraux, il y a comme un petit picotement de déjà battu et rebattu. Ces derniers mois, par exemple, en cette chère instance supérieure de mon système nerveux, belle écorce cérébrale vigoureuse comme un solo de batterie de Bonham père, de petits faisceaux quasi-incoercibles pogotaient sans relâche, brandissant une jolie pancarte : “Danger, répétition, répétition ! Achtung bicyclette et pompe à vélo et tutti quanti” !… Mais kekoimedije, en mon for intérieur qu’il est trop balèze, par ailleurs. Il se trouve que, peu ou prou, on m’avait posé exactement pile poil tout juste cent fois la même question, qui est : “Mais dites donc, monsieur Goof, pourquoi que vos critiques ciné elles sont vach’tement plus vigoureuses que vos chroniques de disques ? Vous êtes trop laxiste d’un côté du clavier ou trop virulent de la cravache de l’autre ? Veuillez agréer, cher Goof, ces chouquettes par milliers, tout ça quoi, merci de répondre, sinon je rachète rote & floc”…

Ah, mais c’est que j’ai la réponse ! Et oui… Trop fastoche, même… C’est qu’il se trouve tout simplement que les deux ne sont pas comparables. Hop, pesé, emballé, on n’en parle plus… Ben tiens !… OK, je poursuis. C’est que, côté ciné, nous sommes obligés de suivre un calendrier de sorties. On parle donc de ce qui sort, même si, dans le tas, on fait l’impasse sur beaucoup de sorties. Ces films qu’on ne veut pas voir, franchement, c’est juste qu’on n’a pas encore de rubrique intitulée “La séance du masochiste” (une vieille idée, qu’il faudrait peut-être que je ressorte d’un chapeau un de ces quatre). Et puis, si on devait vraiment dresser un parallèle périlleux entre les deux mondes, les Bronzés 3 et compagnie, ce serait des compils Starac and co. Voyez… Faut pas trop déconner, non plus. On aime se faire mal, mais là c’est donner le bâton à la goutte d’eau qui fait déborder le pot aux roses !…

Côté musique, aussi, un plus vaste choix, et on peut plus facilement aller piocher dans des disques disponibles uniquement en import, car le marché est devenu mondial(isé), ce qui n’est malheureusement pas le cas des DVD cinéma, avec ces foutues zones par continent, l’incompatibilité avec certains lecteurs, etc.

Tout ça pour dire que, en définitive, les papiers cinéma comme les papiers musique sont nourris de la même passion et du même espoir de partager, sauf que l’actualité des salles obscures est plus contraignante à suivre. Et, crétins fervents d’un militantisme aveugle que nous sommes, militantisme surmultiplié par ailleurs par notre perpétuelle quête d’une l’indépendance absolue (et mon Graal, tu l’as vu ?), nous en continuons de faire des choix et de les assumer. Comme, par exemple, de publier les éditos les plus abscons et de s’en réjouir. Dont acte.

Christophe Goffette

Par Christophe Goffette - Publié dans : Les editos du Goof
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 18:30

Je ne sais pas pour les autres revues, mais je peux vous assurer que la vie de rédacteur en chef de Crossroads n’est qu’une succession ininterrompue de malentendus.

Dans l’absolu vide intersidéral que pourrait constituer l’équation “imaginaire + lieux communs + clichés + identification + déformation non professionnelle”, d’aucuns m’imaginent avec secrétaire aguerrie, à la tête d’une armada de scribouillards éclairés comme on peut en voir dans des bureaux étincelants dans le film Les Hommes du Président (Dustin H & co… remember ?), de jolies piles de disques à écouter, bien rangées, entre deux réunions de rédaction, autant de DVDs à visionner, etc., etc. Et puis, surtout, évoluant dans des eaux d’une limpidité éclatante. Le nouvel album ou film d’untel nous plait, trop fastoche, il suffit de demander un entretien et, hop, quelques semaines plus tard, la trombine de ce dernier s’étale avec grâce en pages centrales de notre magazine. Trop cool, next…

Bon, là, il faut marquer une pause. Je vous le dis tout de go : inutile d’aller plus loin dans cette description idéale autant qu’utopique (et un rien désuète, pour ne pas dire niaiseuse), elle n’a que de lointains rapports avec mon quotidien.

Mon quotidien, c’est par exemple devoir expliquer à un attaché de presse pas même encore biberonné que, non, je ne comprends pas pourquoi il me parle de “groupe en développement”, à propos de Blue Oyster Cult (même Caroline connaît, c’est dire !), qui, hum, existe juste depuis trois décennies et demie (le tout, sans jamais s’énerver ou prendre le mec de haut, façon Manœuvrite aigue, hein). Mon quotidien, c’est ne pas recevoir des disques aussi importants que le Neil Young nouveau (il n’y a plus de timbres sans doute, chez Warner, major coutumière des envois fantômes !?!) et, de l’autre côté du rideau, devoir expliquer à des lecteurs forcément incrédules le pourquoi du comment de l’absence d’une chronique aussi incontournable (qu’on retrouve forcément partout ailleurs !). Mon quotidien, c’est devoir ré-expliquer pour la cinquante-troisième fois que, non, ce réalisateur, on ne le fera pas en conférence de presse ou en table ronde, qu’on prépare bien sagement nos questions (hérésie !) avec une espèce de logique interne (kikoiça ?), qu’on s’attend même à des réponses (et puis quoi encore ?).

Mon quotidien, c’est de me demander pourquoi certains n’ont pas la présence d’esprit de se dire que, bon sang mais c’est bien sûr, leur “produit” là, il serait peut-être bien mis en valeur chez nous. Mon quotidien, c’est essayer de faire la part des choses dans tout ce fatras. Quels efforts faut-il accepter pour vous, les lecteurs, sans pour autant passer pour des crétins finis auprès de la profession ? Est-il normal de devoir demander à certains artistes de nous envoyer leurs productions pour cause de label ou de distributeur déficient ? Est-ce notre boulot aussi d’être confronté à la rétention d’intelligence sans cesse plus généralisée des uns et des autres, sans au moins la ramener un tout petit petit peu ? Devons-nous, en plus de ne pas l’être, expliquer encore et toujours pourquoi nous nous refusons à jouer les faux-culs hypocrites ? Pour couronner le tout, mon quotidien, c’est trier le bon grain de l’ivraie, sans jamais oublier la question à l’origine de chacune de mes décisions : mais qui suis-je, moi, bon sang, pour décider ?…

Mon quotidien, c’est également devoir rappeler, en permanence, que cette revue n’est pas à vendre, qu’on préfère ne pas exister que d’exister pour de mauvaises raisons, qu’on préfère ne pas être lu que d’être lu pour de mauvaises raisons -ou disons des raisons collatérales pour le moins éloignées de que devrait constituer l’attrait premier d’un magazine, genre, pour ne pas les nommer, vous achetez le Première spécial Cannes et on vous donne pour le même prix un beau “pendentif cinéma” (sic !). Mon quotidien, a fortiori, c’est insister sur ces bases, lourdement parfois : de la passion, bordel, du plaisir, du partage… Au risque de passer encore pour un con rétrograde et utopiste. Et puis, forcément, dans un monde aussi cynique que le nôtre, beaucoup d’abnégation, de courage et, en quelque sorte, de confiance. Mouais, mon quotidien, c’est aussi apprendre à faire confiance. À tous ces interlocuteurs avec qui je me dois d’être constructif, même quand j’ai l’impression qu’on part sur des bases de déconstruction totale. À vous lecteurs qui, parfois, ne saisissez pas nos réelles motivations, habitués que vous êtes à une logique faussement consumériste, mais réellement galopante. Mon quotidien, c’est, enfin, me rendre compte que j’ai déjà écrit pareil édito au moins trois demi-douzaines de fois !… Putain, vivement demain.

Christophe Goffette

Par Christophe Goffette - Publié dans : Les editos du Goof
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 15:31

Lundi 22 avril 2006, 10 h 15

Week-end marathon

Quelle cavalcade, ces deux derniers jours !…

Samedi matin, je zappe le Nicole Garcia, je flaire le film gaulois, bavard et masturbatoire. Bonne pioche, c’est peu ou prou ce que les rares courageux de ma connaissance qui s’y seront aventuré auront comme analyse. D’aucuns préfèreront même ses films précédents. J’ai donc doublement bien fait de passer mon tour ! Surtout que ça m’a permis d’arriver dans la file d’attente de “ Shortbus ” avant la cohue. “ Shortbus ”, une attaque frontale contre le puritanisme purulent US, un film aussi drôle qu’explicite. Au bout de cinq minutes, un homme s’auto-fait une gâterie et s’éjacule sur le visage, filmé par son voisin d’en face, voyeur effaré !… Plus loin, dans une scène de cul avec trois homos mâles, nous avons droit à un 69 + le troisième larron littéralement la tête dans le cul de celui du dessus. Celui-là même qui lui dit “ Merde, tu dis rien ? ” ou un truc du genre ; et ça se finit par l’hymne américain chanté à tue-tête, les deux premiers avec un service trois pièces dans la bouche, le dernier toujours la tête dans le… cul ! Hilarant !… Et tout le film est comme ça, une sorte de partouzage ultime, inégal, un peu bancal, mais réellement extraterrestre. Je ne sais pas quand le film sortira, mais ça fera sans doute grand bruit dans notre monde de coincés.

J’enchaîne un quart d’heure plus tard avec “ Avida ”, le nouveau film de nos potes Gus Kervern et Benoit Delépine, from Groland incorporated. Encore plus réussi que leur premier essai (“ Aaltra ”), “ Avida ” est une perle de surréalisme, un hommage à Dali ou à Bunuel. Dès que je sors de la projo, je fonce féliciter les deux larrons, déjà bien imbibés (surtout Benoit, qui finira sa soirée au travers d’une haie !).

Troisième film de la journée et, encore dans un style différent, une bonne surprise, enfin une confirmation de plus pour être tout à fait exact, avec “ Bled Number One ” de l’Algérien Rabah Ameur-Zaïmache. Grosse émotion de l’équipe après cinq minutes de standing ovation, dont l’ami Abel Jafri, que je passe embrasser et féliciter comme il se doit, avant de partir cavaler à l’autre bout de la croisette. “ Bled Number One ”, c’est la France vue de l’Algérie, mais pas que. C’est un voyage, un peu passéiste mais pas trop, quasi-documentaire parfois, une plongée sous apnée, hypnotique par sa lenteur, mais jamais rébarbative. Il y a aussi deux scènes plus oniriques, avec Rodolphe Burger de Kat Onoma, sa guitare saturée et son ampli, sur une colline, en train de faire pleurer son instrument, dont un superbe contre-jour final. Vraiment bien.

Dimanche, je suis dès 8 heures du matin dans la grande salle pour “ Southland Tales ”, le nouveau film de Richard Kelly (“ Donnie Darko ”) attendu avec impatience par nous autres braziliens. Résultat plus qu’en demi-teinte. Là où j’attendais un film ambitieux, je supporte tant bien que mal un film prétentieux, bavard (une voix surligne ce qui l’a déjà été quinze fois à l’image, comme si nous étions des demeurés). Le scénario est une accumulation de couches, c’est très mal joué (il faut voir aussi le casting : Sarah Michelle Gellar, The Rock et Christophe Lambert, il ne fallait pas s’attendre à des étincelles non plus, seul Justin Timberlake est vraiment bon) et, pire, ça se raccroche à des branches grosses comme des troncs d’arbre. Tout ça sur plus de deux heures et demie, interminable calvaire matinal (pas mal de monde est parti avant la fin, d’ailleurs).

Dans la foulée, je pars enregistrer quelques âneries de Gus Kervern et Benoit Delépine pour le prochain numéro. Plus sobres que la veille (Gus est quand même semi-comateux), ils parlent bien de leur film et je suis content à l’idée de savoir que ces propos seront rapportés dans nos colonnes… Un peu plus tard, pendant une session photo pour les “ Inrockuptibles ”, Benoit demande un peu inquiet à l’attachée de presse…

- Euh, hier, pendant l’interview avec Radio Nova, je n’ai pas un peu tripoté une fille…

- (elle, assez emmerdée) Euh, oui, tu avais quand même la main dans sa culotte…

- Ah, quand même !… Qui c’était !…

- La co-présentatrice…

- Ah, QUAND MEME… Heureusement que ça n’était pas filmé !…

- Mais ça l’était, ça sera sur leur site internet dans la soirée…

Quelques rendez-vous plus tard (eux aussi plutôt… hum… “ liquides ”, je m’assoupis gaillardement à la projo du Kaurismaki (“ Les lumières du faubourg ”), pas son film le plus excitant (enfin, pour le peu que j’en ai vu)…

That’s all (ah oui, y’avait aussi le dessin animé “ Nos voisins les hommes ”, je n’ai pas grand-chose à en dire, c’est sympa, plutôt bien dessiné, voilà, emmenez vos gosses si ça vous chante).

Par Christophe Goffette - Publié dans : Spécial Cannes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /Mai /2006 03:09

Vendredi 19 avril 2006, 22 h 44

Journée en demi-teinte…

Curieuse journée, vraiment, avec trois films moyens-moyens. “ Volver ” le Almodovar nouveau, tout d’abord. Ce n’est pas le Almodovar de trop, tout de même pas, mais il n’apporte rien. Il nous remet une couche d’espagnolades colorées, de son amour des femmes (plusieurs générations, pour le coup). C’est gentillet, pas déplaisant, on ne s’ennuie pas malgré quelques longueurs (deux plombes de métrage, un quart en trop, à la louche). Faut quand même supporter l’insupportable Penelope Cruz (heureusement que la brillantissime Carmen Maura relève sérieusement le niveau).

Plus tard, hors compétition, “ Requiem For Billy The Kid ” ne me fait pas regretter de sauter le déjeuner, tout de même pas, mais manque un peu de contenu, de profondeur. Ce docu-fiction suit donc l’enquête, 123 ans plus tard, de deux shérifs qui tentent de prouver que Billy The Kid n’aurait pas été tué par Pat Garrett. Peckinpah s’en retourne dans sa tombe et ceux qui vivent de la légende grincent des dents. Kris Kristofferson, qui était le Kid dans le Peckinpah justement témoigne (ainsi que le scénariste et des descendants) et est aussi la voix de Billy. Une voix qui répond parfois à celle de la narratrice. Une fantaisie et une recherche de décalage qui loupe un peu le coche, de même que tout ce qui est entre les lignes (l’importance des armes à feu dans les états du sud, comment le temps semble s’y être arrêté, etc.) mériterait d’être davantage souligné. Au final, c’est plaisant, mais peut-être pas assez dense. Je m’en irai cuisiner la réalisatrice, mais aussi les deux shérifs (qui prenaient l’avion pour la première fois, je sens que ça va être gentiment folklo, je les ai croisés vaguement tout à l’heure, de véritables caricatures sur pattes !) demain ou après-demain.

Enfin, “ Red Road ”, grosse déception… Le film se traîne lamentablement pendant une heure et demie (sur deux heures) puis expédie son dénouement, hop, bon débarras. Déséquilibre du scénario ou occasionné par un laxisme exacerbé pendant le montage ? Mystère, boule de gomme et pavé de lieu grillé avec juste un filet d’huile d’olive et fleur de sel (mon plat fétiche cannois !)…

L’aspect positif, ce sont trois interviews passionnantes, dont deux retrouvailles. La première avec Sylvain Chomet, qu’on voit trop peu puisqu’il habite à Edimbourg en Ecosse depuis de nombreuses années, avec Alexander Payne, un de nos chouchous (et sans contestation possible le segment le plus touchant de “ Paris je t’aime ”). Enfin, rencontre à rallonge (une heure trente, dans le cadre de Cannes, c’est un exploit) avec Vincenzo Natali. Nous avons le même âge (born in 69), un pote en commun (Gilliam) et donc immédiatement eu plein de choses à nous raconter. Je le revois avant la fin du festival pour une interview filmée qui sera utilisée pour les bonus DVD de “ Tideland ”. Vous savez tout… ou presque ! Bon, c’est pas tout, mais il est bientôt 23 heures et il fait terriblement soif, I gotta go !…

Par Christophe Goffette - Publié dans : Spécial Cannes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 22:33

Jeudi 18 avril 2006, 22 h 22

Terre, terriens, bouse, bouseux…

Finalement, c’est thématique, on passe de “Da Vinci Crotte” à la bouse de vache ! Dans le très secoueur de cocotier “Fast Food Nation” de Richard Linklater, vu à 17 heures aujourd’hui jeudi un as du marketing (Greg Kinnear) part enquêter dans une usine abattoir à la frontière musicale, car les derniers tests effectués sur les très populaires hamburgers Big One de chez Mickey’s (sic !) laissent apparaître un taux anormal de… merde, dans la viande ! À cela s’ajoute, en parallèle, l’histoire de ces mexicains qui passent la frontière pour aller travailler chez l’oncle sam, notamment dans cette fameuse usine. Le film est caustique, aussi drôle que grinçant, et tape vraiment sur la société de consommation en générale, le maître étalon US en particulier. À noter les participations de Bruce Willis (dans un rôle d’enfoiré de première au pragmatisme plus qu’agaçant) et de Patricia Arquette, Kris Kristofferson, Ethan Hawkes ou encore Avril Lavigne !. Drôle de casting pour un drôle de film…

Un peu plus tôt, j’ai loupé la première projo de “ Taxidermia ”, un film hongrois visiblement bien barré (dixit Alex Masson toujours en pole position pour aller visionner les pires chtarberies) où notamment on peut voir un type s’auto-empailler et un autre se masturber dans sa baignoire, avec des flammes sortant par le bout de son service trois pièces en érection ! Malheureusement, je louperais la seconde projection demain, pour cause d’interviews multiples (notamment Vincenzo Natali et Alexander Payne)…

Toujours plus tôt (ouais, je vous le fait à l’envers aujourd’hui), je me suis payé l’amusant “ Ici Najac, à vous la terre ”, ode à l’anti-mondialisation, un film réalisé par un pote de Jeando Bernard (oui, notre Jeando Bernard !), par ailleurs résidant dans la région. Jeando a réalisé un entretien du réalisateur une semaine avant le festival, entretien que nous allons publier dans notre dossier Cannes, forcément. Et ce matin, le Loach, très bon, très loachien, en plein cœur de la révolution irlandaise des années 20, même que je vous en dirais bien plus si je n’avais pas rencard dans un quart d’heure à dix bornes d’ici…

Hop, la suite… à suivre !

Par Christophe Goffette - Publié dans : Spécial Cannes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

A propos

Pire que le Blob : le Blog ! 
Goofland est fait de bric et de blog ; et le Goof y déblogue pas mal.
Sans blogue et sans bug !

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus