Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 10:31

4 janvier 2006, 10 h 18

Des photos compromettantes, j’en ai à la pelle. Forcément. Et pourtant, je peux vous dire que je fuis les appareils comme la peste ! Des photos de famille où je ne grimace pas ou ne montre pas mon cul, je vous promets, c’est rare ! On s’est même rendu compte l’autre jour qu’on n’avait aucune photo complète de notre noyau familial (et on n’est que 4 !), incroyable. Mais bon, je m’en fous un peu. On s’est fait cette remarque, il y a trois ou quatre mois, on n’en a pas fait plus de photos pour autant. En octobre dernier, je me suis marié (pardon, j’avais juré d’éviter les gros mots), on n’a pas fait de photos non plus (enfin, ça a mitraillé de partout, mais comme dans la famille on photographie comme des pieds –et que par ailleurs je n’ai aucun ami, ah ah- il n’y a que de vagues flous artistiques, mais j’en posterai un, peut-être, si vous êtes sages).

Ce que j’aime dans cette photo, c’est qu’elle est compromettante pour plus d’un ! Il me semble qu’elle date de 1989 (peut-être 88 ou 90), c’était lors du premier tournoi Rock & Foot, organisé par le sieur Margerin (salut Frank !) et son équipe de bras cassés de la BD. Déjà, on porte un T-shirt Gypsy Queen, ce qui est quand même la honte intersidérale. Un T-shirt Gypsy Queen a touché ma peau, rien que d’y repenser, j’envisage le suicide, beurk. Qu’est-ce qu’on est jeune quand on est con (ou l’inverse)… Je ne sais pas si quelqu’un se rappelle de ces jumelles chanteuses pouffes qui assuraient une sorte de hard FM des bacs à sable, mais si c’est le cas, vous pouvez oublier, surtout ne remettez pas le disque !…

Bref, sur cette belle photo, nous avons tous fière allure, à commencer par Joël Moigne, en haut à gauche, dont la bedaine envahissante trahissait une attraction répétée et régulière pour toute forme de houblon. Joël est devenu un très bon pote, il faisait de la radio à l’époque, je crois qu’il en fait toujours, faudrait que je lui demande. Quand il m’appelle sur mon portable s’inscrit son surnom, Ping Pong Looser, qui en dit long sur les défaites consécutives qu’il a du concédées, même si je l’avoue, je joue toujours à domicile. Le gardien de but, massif et le cheveu au vent (ce qu’il n’a pas toujours eu par la suite, des cheveux), c’est Marc Villalonga, oui oui, le photographe éditeur de “Rock Hard”, seul revue lisible aujourd’hui sur les musiques qui font du bruit. Je peux vous dire qu’on a été particulièrement mauvais ce jour-là et qu’heureusement qu’il était là pour éviter que de petites défaites se transforment en boulevards. À côté de lui, un pote de Joël que je n’ai jamais revu et dont j’ai oublié le nom. Joël, remember ? Pour finir la ligne du haut, ni plus ni moins que l’illustre Olivier Garnier. Probablement le seul qui porte encore son T-shirt Gypsy Queen, ah ah. Olivier était de l’aventure Line-Up avec moi (à cette époque-là précisément, on devait en être au numéro 10 avec Alice Cooper, peut-être le 9 avec Prince), puis il a bossé pour différents labels, avant de créer les siens, NTS et maintenant Replica. C’est un vrai passionné, ce qui est rare, et un mec sur qui on peut compter, ce qui est très très rare.

En bas, à gauche, ma pomme. Bon, voilà, j’ai l’air content d’être là, ça fait plaisir. Le frisé avec le ballon (et la Heineken), je ne sais pas qui c’est, mais je crois que c’est le seul qui savait tenir un ballon (mais pas le seul qui savait manier la Heineken, believe it). À sa gauche (enfin sa droite, mais à gauche pour vous… enfin bref), il s’agit de Florian Gazan (sorry si l’orthographe n’est pas exact), qui à l’époque bossait à KWFM (superbe radio, très Line-Upienne d’esprit), après quoi il est devenu l’homme à tout faire de Jean-Luc Delarue. Son bras droit et je ne veux pas savoir ce qu’il fait avec son bras droit. Bref, Florian Gazan en short, quand même, c’est sport ! Pour finir, mister Jean-Eric Henley, monsieur KWFM, ici avec des lunettes prêtées par Manœuvre. Jean-Eric continue de faire perdurer l’esprit KW de son Andorre natale, allez donc faire un tour sur son site : http://www.kwfm-rockradio.net

Voilà les petits loups, ce sera tout pour aujourd’hui. Je viens de terminer le dernier article du prochain numéro de Crossroads, je vais passer ma journée à faire ce que je déteste le plus : du phoning, essentiellement (essayer de) vendre de la pub…

Vous pouvez me souhaiter bon courage, ce sera le minimum de ce qui me sera nécessaire pour mener à bien cette mission purement commerciale (encore un gros mot)…

Par Christophe Goffette - Publié dans : Le portfolio du goof
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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /Jan /2006 11:27

Par Christophe Goffette - Publié dans : Goofland
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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /Jan /2006 11:20

Mardi 3 janvier 2006, 9 h 38

Voici la suite (et fin) du dossier de presse du Convoyeur, avec l’interview de ce cher Albert Dupontel. Un jour, je vous dirai dans le détail tout le bien que je pense du bonhomme… Pour l’instant, voici ce qui, curieusement, est notre seul entretien publié. Vous noterez d’ailleurs l’emploi du vouvoiement très hypocrite pour des mecs qui, à ce moment-là, se voyaient en moyenne une fois par semaine. Pour rappel, ceux qui ont acheté le tout premier numéro de “Brazil” se souviendront sans doute que la toute première page de ce numéro 1 lui était symboliquement consacrée. C’était quelques mois avant que je ne le rencontre (je vous raconterai ça aussi, c’est plutôt amusant)… Voilou, pendant ce temps-là, je m’en vais terminer les dernières corrections, réglages, etc., de Crossroads #39, qui paraîtra un peu avant la mi-janvier…

“Je connais Nicolas Boukhrief depuis une bonne dizaine d’années. Je l’ai toujours beaucoup estimé, notamment parce qu’il est l’un des membres fondateurs de feu-Starfix, une revue qui a fait dans les années 80 mon éducation cinéphilique. C’est grâce à ce magazine que j’ai connu Verhoeven, Friedkin ou encore les frères Coen. Je n’avais pas pu répondre présent pour ses deux précédents films, mais me voilà à l’affiche du Convoyeur”…

Est-ce que ce qui vous a attiré est le fait que ce soit d’abord un film de genre ?
Oui, je n’avais pas envie de tourner dans une œuvre trop thématique ou trop cérébrale. Le Convoyeur est avant tout narratif et surtout extrêmement fouineur et malin. Le sujet du film et la façon de le faire sont restés très humbles et entiers en même temps, c’est pour moi un parfait équilibre entre un discours sur le cinéma et le fait de se mouiller, de faire du cinéma, justement.

Avez-vous adhéré tout de suite au film et au rôle qui vous était proposé ?
Oui, complètement. J’ai marché à la lecture, j’étais dedans ! Ce rôle est épatant et il était merveilleusement écrit, il n’y avait plus qu’à le jouer. Et, comme j’avais entièrement confiance en Nicolas, qui est un type intelligent, j’avais aussi envie d’être disponible…

Vous dites souvent que vous tournez pour vous défouler, ici c’est sans doute encore plus prégnant, non ?
Oui, définitivement. Chercher de l’argent pour monter mes propres films est devenu un véritable labeur, fatigant, lassant, trivial et forcément peu intéressant, mais nécessaire puisque obligatoire. La chance de pouvoir faire l’acteur chez les autres me permet de me défouler psychiquement et physiquement, tout en abordant des univers que je n’aborderais jamais en tant qu’auteur. Le tournage est vraiment passé à la vitesse d’un éclair, je n’ai pensé à rien, c’était très reposant, et d’autant plus d’être sur un plateau sans en avoir la responsabilité.

Quel a été votre éventuel apport par rapport au scénario que vous avez lu, avez-vous demandé à réécrire beaucoup votre rôle ?
Non, pas du tout, le film tel qu’on peut le voir est très proche du script. On a beaucoup parlé avant, j’ai suggéré quelques modifications, mais uniquement sur des points de détail, que Nicolas changeait ou non, selon son idée. La seule véritable question que l’on s’est posé, c’est par rapport au moment où devait être révélée la véritable motivation de mon personnage, car le film est bâti autour de ce suspense qui, en filigrane, tisse sa toile entre les personnages et les scènes.

Il y a beaucoup d’ambiguïté autour de votre personnage, tout se joue sur de petits détails. Est-ce que c’était aussi casse-gueule à jouer que ça en a l’air quand on voit le film ?
J’ai toujours pensé que le rôle faisait l’acteur et pas l’inverse ; et c’en est un exemple de plus. Une fois que le rôle est cohérent, ce qui est le cas ici, il suffit d’être disponible et à l’écoute. Je suis tellement encombré par mes névroses personnelles, que je laisse les personnages venir à moi, car si je devais me mettre à nu, de façon un peu directe et crue, on ne verrait que ça et plus du tout mon personnage. Ce qui est intéressant devant une caméra, c’est ce qui nous échappe. Il faut faire le vide et s’ouvrir à quelqu’un d’autre. Ce n’est pas si simple que ça. Le “vrai” acteur le fera sans doute plus facilement que moi, parce que j’ai mon petit discours et que je dois mettre au rencard pour m’approprier celui d’un autre. Il faut se laisser pénétrer, au sens intellectuel du terme…

Avez-vous beaucoup préparé le rôle physiquement ?
Oui, j’ai fait énormément de sport, afin de ne pas avoir à jouer la force, mais l’émotion. Manifestement, ce type a une tâche physique à faire, mais tout le jeu s’est situé au niveau de sa fragilité ; ça s’est donc fait comme je le disais tout à l’heure sur une ouverture provisoire au personnage et à l’univers du réalisateur. Je n’ai pas de recette d’acteur, chacun fonctionne sur un mode particulier, moi c’est vraiment me désencombrer de moi-même.

Le film est très équilibré entre narration et docu-drama, entre ce qui est montré et ressenti, entre psychologie et violence : tout ceci était-il facile à intégrer au rôle et à équilibrer ou rééquilibrer en permanence ?
Quand on tourne, on est comme un soldat qui appartient à une vaste offensive. On fait notre boulot du mieux possible et ce n’est qu’après qu’on se rend compte si on a gagné la bataille ou pas et si notre propre mouvement a été important ou non dans cette victoire. Le général, cela reste le metteur en scène ! En tant qu’acteur, ce n’est pas l’esprit critique qui doit prédominer et il ne faut pas aborder les choses de façon béate et passive non plus. Il suffit d’être le plus sincère possible avec son texte, son rôle et sa position dans l’histoire qui est racontée. Et cette histoire-là se joue sur une multitude de nuances, c’est un film multi-facettes, toujours sur le fil du rasoir, mais qui ne se casse jamais la gueule.

Vous ne semblez pas avoir d’ego en tant qu’acteur…
Non, aucun, c’est vrai… J’en ai un en tant qu’auteur metteur en scène, c’est évident, mais pas comme un acteur. Il faut rester humble et se mettre au service du réalisateur avec qui on a décidé de travailler. Un personnage, c’est moi avec un masque. Je ne dirais pas que je m’en fous, mais critiquer mon travail d’acteur me touche moins que quand il s’agît de mes propres films. Ce n’est pas de la fausse modestie et d’ailleurs je m’intéresse plus au film fini qu’à ma prestation. Quand j’ai vu Le Convoyeur, c’est vraiment le film dans sa globalité que j’ai jugé, pas moi. Et ce film, il me plaît et je suis fier d’y avoir contribué…

Par Christophe Goffette - Publié dans : Les extras du goof
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 18:56

2 janvier 2006, 18 h 49

Quand je n’aurais rien à raconter de spécial, ou pas le temps (comme c’est le cas aujourd’hui et probablement demain, avec le bouclage du bouclage du numéro de Crossroads à paraître mi-janvier), je mettrais en ligne des textes inédits ou rares ou pas finis (enfin, je veux dire, encore moins finis que ceux que j’ose publier), etc. Je vous entends d’ici : “ça sera toujours mieux que ces ronchonnades quotidiennes”. M’en fous, le mépris ne perce pas l’écaille de la tortue (ou si ce n’est pas ça, je n’en suis pas loin)… Anyway, voici une interview du réalisateur Nicolas Boukhrief (accessoirement, un bon pote), que j’avais réalisé, à sa demande, pour le dossier de presse du “Convoyeur”. Ce texte n’a jamais été montré ailleurs.

Nicolas Boukhrief : Tout a démarré par la rencontre entre l’idée de faire un long-métrage sur les convoyeurs et l’envie de réaliser un thriller. Avec Eric Besnard, on a travaillé à l’écriture du film pendant un an et, dès ce premier stade, le casting s’est imposé. Je connaissais Albert Dupontel depuis longtemps, je savais qu’il était fait pour le rôle principal. J’ai découvert Jean Dujardin, grâce à ma fille, qui est accro à “Un gars, une fille” et j’ai immédiatement trouvé qu’il avait un sens du tempo excellent. François Berléand a joué dans “Le Sourire du Clown ”, le premier film d’Eric. Il est donc rapidement et naturellement arrivé dans nos conversations. Et ainsi de suite…

Il n’y a donc pas eu de casting au sens habituel du terme…
Non, tous les acteurs auxquels nous pensions ont accepté de participer au projet…
 
Un film aujourd’hui, c’est trois années de la vie de son réalisateur, pourquoi alors ce sujet plutôt qu’un autre ?
En y réfléchissant, on s’est rendu compte qu’il était assez incroyable qu’il n’y ait jamais eu de films sur les convoyeurs de fonds, alors que ce sont des ouvriers qui, pour un salaire de misère, transportent des millions ! Ils ont un flingue, ce sont de vrais personnages de film policier et pourtant, à ma connaissance, leur univers n’a jamais été transposé sur grand écran. Aujourd’hui, faire un thriller ou une série noire est très délicat, car tous les mythes sont usés. Les personnages de flics, par exemple, ont totalement été accaparés par la télévision. Le côté inédit du sujet des convoyeurs a apporté son énergie propre, notamment parce que le caractère du film tient autant du film social que du film noir.
 
Il y a aussi l’angoisse de ces hommes qui peuvent se faire braquer à tout moment…
Exactement, c’était passionnant de plonger dans cette angoisse. Ces types se font quand même attaquer au lance-roquettes, alors qu’ils ont une formation minimale.
 
La diversité du film –polar, drame et peinture sociale en même temps- était-elle induite dans le sujet ?
Tout est basé sur un paradoxe, à savoir que les convoyeurs sont des petites mains dans l’échelle sociale, mais qui transportent le cash de tout le monde ! Il est d’ailleurs assez hallucinant de constater qu’ils ne soient pas mieux considérés, car s’ils se mettaient en grève de longue durée et cesser de distribuer le cash, Un chaos économique total s’installerait vite.
 
L’univers de ces convoyeurs est-il révélateur selon vous de notre époque : est-ce un monde en abrégé, un microcosme ?
Ce qui m’intéressait, c’était de faire un film sur l’entreprise. Dans ma propre vie, j’ai traversé une entreprise et cette approche-là m’attirait forcément. Une entreprise est une micro-société, d’ailleurs la plupart des gens sont plus impliqués dans la vie de leur entreprise que dans leur propre vie. L’univers de la banque pourrait être tout aussi passionnant, avec ses rituels, sa hiérarchie, mais il n’y a pas la même notion de danger sous-jacent et je tenais aussi et surtout à tourner un film de suspense.
 
L’une des forces du film est d’avoir sa propre vérité, de ne pas tomber dans le voyeurisme, l’exagération ou la manipulation…
La raison en est simple : avant de nous attaquer au scénario, nous avons fait faire une enquête très sérieuse par une journaliste. C’est un milieu parano et ils avaient refusé de nous parler à nous, gens de cinéma. C’est à travers cette enquête et les circonstances un peu particulières dans lesquelles elle a été faite –coups de fil, re-coups de fil, rendez-vous dans des bars- que nous avons compris le monde des convoyeurs. C’est pourquoi beaucoup de ce qui est décrit dans le film est vrai : les salaires, les conditions de travail, la désespérance, la mise en danger des gens, les endroits non sécurisés, etc. Au départ, mon idée était uniquement de faire un thriller sur ces convoyeurs, mais l’enquête nous a amené à développer le fond social du film.
 
Malgré tout cela, le film intègre aussi des éléments comiques…
Je ne voulais pas oublier cette dimension, à savoir que souvent il ne reste à ces gens-là que leur sens de l’humour. Je les voulais donc le plus humain et vivant possible, c’est pourquoi ils se vannent et se charrient en permanence. Grâce aux acteurs, Le Convoyeur a pris durant le tournage un petit côté comédie italienne : il commence dans la drôlerie et se termine dans le drame.
 
Est-ce que ce qui vous a attiré chez Albert Dupontel est le fait qu’au-delà de l’acteur –exceptionnel-, c’est aussi un auteur et un cinéaste ?
Ce que j’aime chez lui, avant tout, c’est l’énergie pure qu’il dégage. Il est incroyablement intense… Et c’est un sacré bosseur ! Il a vraiment préparé ce rôle, physiquement, pendant des mois. Et, cerise sur le gâteau, il est ultra-exigeant, ce qui est l’idéal en tant que metteur en scène, car cela oblige à une concentration de chaque instant. Avec quelqu’un comme Albert, il faut toujours faire des propositions qui soient maximales et être en permanence sur la brèche. Au final, j’ai eu le sentiment d’avoir avec lui une entente totale.
 
Malgré sa violence, Le Convoyeur ne tombe jamais dans la gratuité : l’action sert le récit et le récit sert son propos… Quand avez-vous été convaincu d’avoir réussi à dompter cet équilibre précaire ?
Je ne voulais pas m’encombrer de sous-thématiques ou partir dans des choses trop compliquées : l’histoire est assez simple, finalement. Et il fallait qu’elle soit simple, c’est le propre du film de genre que de se diriger très précisément vers un effet précis, ici le suspense.
 
Il y a une forme d’égalité entre tous ces convoyeurs, de fierté commune presque…
C’était important de ne pas avoir de faire-valoir, mais de créer une communauté humaine. À partir du moment où j’avais écrit pour ces acteurs et où j’avais été les chercher, je trouvais ça assez malsain qu’il y ait une hiérarchie entre eux. D’ailleurs, pour renforcer l’esprit de groupe, ils ont tous été faire un stage de karaté d’une semaine ensemble, stage auquel ni moi ni Albert ne sommes allés. Connus, pas connus ; jeunes, moins jeunes ; ils se sont tous retrouvés en kimono dans un dojo ou à poil dans les vestiaires et ça les a égalisés. Ils se sont habitués à vivre ensemble, en communauté. Chacun avait trouvé sa place dans le groupe et le groupe un certain équilibre, équilibre que l’arrivée de Dupontel pouvait chambouler, sur le plateau comme dans le récit…

Par Christophe Goffette - Publié dans : Les extras du goof
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Dimanche 1 janvier 2006 7 01 /01 /Jan /2006 19:10

1er janvier 2006, 19 h 01

Ma seule résolution, la toute première, non pas de cette année, mais tout bonnement de mon existence, est d’alimenter ce blog quotidiennement. Oui, tous les jours. Avec pas grand-chose ou un peu plus. Du futile forcément plus que de l’utile.

Un journal dans le journal, pour ceux qui s’intéressent à la confection de Crossroads. Pas mal d’infos sur mes activités parallèles, si quelqu’un sur cette planète autre que ma mère y trouve un quelconque intérêt. Je pense au fur et à mesure en profiter pour y publier des textes inédits, qui l’ont été ou le sont provisoirement. Peut-être aussi des projets avortés. Des conneries, j’en ai des cartons. Maintenant, cela mérite-t-il de voir le jour ? C’est une autre histoire…

Ce blog sera tel que je suis : intransigeant, militant, rentre-dedans. Je ne sais pas si ce sont des qualités ou des défauts et je m’en fous.

Je me suis donc fait cette promesse de (dé)blogué gentiment tous les jours, mais avant même d’avoir écrit la moindre ligne, je regrettais ma décision. Il faut dire que ma situation, aujourd’hui, n’est pas spécialement folichonne. Je me suis tapé une bonne angine à la con, depuis 4 jours (40 de fièvre, bien tassés) et j’ai pris un retard considérable, comme si boucler en pleine période de fêtes de fin d’année n’était pas déjà assez tordu en soi. Mais nous sortirons en temps et heure, nous ne sommes jamais en retard. Cela passera par 48 heures de sprint non spot (demain et mardi), mais ça ira. Après ça, il faudra me trouver une autre raison de râler contre moi-même et ma crétine idée d’ouvrir ce blog, relayée il est vrai par la bonne volonté d’Alexandre Cécilia. “ Si tu veux, je m’occupe de tout ” a-il dit. Merde, Alex, moi qui n’avait plus que cette excuse de “ pas le temps de regarder comment ça marche ” dans ma besace, me voilà coincé.

Voili voilou...

Forcément à demain, donc.

Oui, je me parle (ou plutôt m’écris) tout seul, car il me reste encore à communiquer sur ce déblogage. Quand j’en aurais envie !…

Par Christophe Goffette - Publié dans : Goofland
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